La lingerie, du choix à l'entretien

dame de cœur

La dame de cœur est l'une des 52 cartes du jeu français. Les quatre couleurs (cœur, carreau, pique, trèfle) sont fixées en France au quinzième siècle, et les figures reçoivent des noms qui ont varié : la dame de cœur a longtemps porté celui de Judith. Dans le tarot de Marseille, elle passe pour une figure favorable, associée à l'affection et à la loyauté.

Trouver sa taille, la seule chose qui compte vraiment

Les enquêtes menées par les marques comme par les études indépendantes aboutissent au même constat : une large majorité de femmes porte une taille de soutien-gorge inadaptée. Le motif est presque toujours le même, un tour de dos trop large compensé par un bonnet trop petit.

Deux mesures suffisent. Le tour de dessous de poitrine, ruban bien horizontal et serré, donne la taille de bande. Le tour de poitrine, mesuré au point le plus fort sans comprimer, donne, par différence avec le premier, la profondeur du bonnet.

Le contrôle à l'essayage est plus fiable que le chiffre : la bande doit être horizontale dans le dos et supporter l'essentiel du maintien, ce sont les bretelles qui doivent être secondaires, et non l'inverse. L'armature doit suivre le sillon sans le chevaucher, et le bonnet ne doit ni bâiller ni déborder. La bande doit s'attacher sur l'agrafe la plus lâche à l'achat : elle se détend avec le temps, et les autres agrafes servent à cela.

Les matières

Le coton respire et absorbe, il est confortable au quotidien et se déforme. La microfibre polyamide est lisse, invisible sous un vêtement près du corps, et retient davantage la chaleur. La dentelle de Calais-Caudry et le tulle brodé relèvent d'un savoir-faire textile particulier, avec des métiers Leavers qui n'existent plus qu'en très petit nombre, c'est ce qui explique l'écart de prix avec une dentelle industrielle.

La soie est légère, thermorégulante et fragile ; elle demande un lavage à la main. Les fibres élasthanne, présentes partout en petite proportion, donnent l'élasticité et sont les premières à souffrir de la chaleur.

lingerie

Entretenir

Ce qui tue la lingerie n'est pas le port, c'est le lavage. Trois règles suffisent à doubler la durée de vie d'un soutien-gorge : agrafer avant de laver, pour éviter que les crochets n'accrochent les dentelles ; laver à 30 degrés au maximum, en filet, sur programme délicat ; et surtout ne jamais passer au sèche-linge, dont la chaleur détruit l'élasthanne de façon irréversible.

Le séchage se fait à plat, jamais suspendu par une bretelle, qui se détend. Le rangement se fait bonnets emboîtés dans le même sens, sans les retourner : un bonnet moulé plié perd sa forme définitivement.

Une rotation entre plusieurs pièces prolonge chacune : les fibres élastiques ont besoin de 24 heures pour retrouver leur tension. Porter le même soutien-gorge 2 jours de suite l'use plus vite que 2 jours espacés.

Ce qu'on regarde sur une pièce de qualité

Les finitions d'abord : coutures régulières, extrémités d'armature gainées, bretelles réglables des deux côtés, agrafes à trois positions au moins. Le poids du tissu ensuite, qui se sent à la main. Et la construction du bonnet, un bonnet en plusieurs pièces soutient mieux qu'un bonnet moulé d'une seule pièce, en particulier sur les fortes poitrines.

Le prix suit rarement autre chose que la marque ; ces quatre indices, eux, se vérifient en boutique en une minute.

Pour aller plus loin